Questions fréquemment posées

Solena souhaite être un projet participatif et à l’écoute de chacun.Cette foire aux questions recense les principales interrogations soulevées, à ce jour … mais n’hésitez pas à nous contacter si certains sujets sont absents. Cela nous permettra, aussi, d’enrichir cet espace pour être au plus près de vos attentes.

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    Qu’est-ce que Solena ?

    Le projet Solena est un Pôle dédié à la Valorisation des déchets, qui répond aux objectifs de la Loi de Transition Energétique pour une Croissance Verte.

    Il regroupe plusieurs installations industrielles complémentaires qui permettront de récupérer dans les déchets tout ce qui peut être valorisé :

    • Sous forme de matière pour être recyclés
    • Sous forme de compost : pour les bio-déchets triés à la source (c’est-à-dire au sein des entreprises … ou des foyers puisque la loi demande aux collectivités de le mettre en place d’ici 2025)
    • Sous forme d’énergie :
      • en sélectionnant dans les déchets ce qui a un bon potentiel énergétique pour produire des CSR, Combustibles Solides de Récupération, utilisés sur des installations spécifiques et adaptées
      • en récupérant le biogaz naturellement produit par la matière organique lorsqu’elle se dégrade. Ce biogaz pourra servir à produire de la chaleur, de l’électricité ou encore du gaz « vert » injecté dans le réseau de distribution de gaz.

    Solena intègre aussi, pour préserver l’environnement, un site de traitement des déchets non recyclables, fraction minoritaire.

    Ces solutions de traitement complémentaires répondent aux objectifs nationaux, mais aussi au principe de hiérarchie dans le mode de traitement des déchets.

    Pourquoi créer un site de valorisation des dechets ?

    Depuis 2009, le département de l’Aveyron ne dispose pas de capacités de traitements suffisantes pour traiter les déchets. L’installation de Solozard va par ailleurs fermer en 2018.

    Le Sydom, à qui les élus ont délégué la compétence pour la gestion des déchets ménagers et assimilés (déchets des commerces, de voirie, écoles …) a décidé, en 2014, de faire en sorte que le département soit autonome à l’horizon 2020.

    Solena propose cette solution.

    VRAI / FAUX ? L’Aveyron est-il, à ce jour, autonome pour la gestion de ses déchets ?

    FAUX : environ 80 % des déchets produits sur le département sont actuellement traités au sein d’installations extérieures à l’Aveyron. Solena, en développant un outil de valorisation de proximité, permettra au département d’atteindre son objectif.
    De plus, le seul site actuellement en activité (Solozard à proximité de Villefranche-de-Rouergue), sera fermé à la fin 2018. Par conséquence, 100 % des déchets aveyronnais seront traités hors du département à partir de 2019 (hors collecte sélective).

    Pourquoi à Viviez ?

    Viviez mute, depuis plusieurs années, vers l’économie du recyclage, avec des entreprises telles que la Sopave, la Snam ou encore Soud’Etain.

    Cette mutation du territoire se voit aussi, par exemple, avec l’importante dépollution que Séché Environnement réalise depuis 2007 pour le compte d’Umicore, et qui arrive bientôt à son terme. Les terrains qui ont été dépollués peuvent maintenant faire l’objet d’une reconversion, tournée vers l’avenir.

    Viviez pourrait ainsi devenir le « Pôle Vert » de l’Aveyron. Le projet de Solena y participera, puisqu’il est d’abord et surtout un site de Valorisation des Déchets ménagers.

    Ce choix peut paraitre quelque peu excentré par rapport aux zones de production des déchets, mais Solena rappelle que plus de 2/3 des déchets ménagers produits en Aveyron le sont dans un périmètre de 60 km autour de Viviez … (Rodez / Decazeville / Villefranche / Espalion).

    VRAI / FAUX ? le choix d’implantation est excentré par rapport aux zones de production de déchets

    FAUX : près de 2/3 des déchets aveyronnais sont produits à moins de 60 km de Viviez (Bassin / Villefranche / Rodez / Espalion).

    Quels déchets ?

    Solena traitera uniquement les déchets non dangereux produits sur le territoire.

    Ce sont :

    1. Les ordures ménagères et déchets assimilés (déchets dont la collecte est assurée par les collectivités tels que les déchets de voirie, déchets d’établissements publics, écoles …ou encore déchets des commerces)
    2. Les déchets des entreprises (déchets de cantine, papiers / cartons / Plastiques en mélange …)
    3. Les refus de tri des collectes sélectives (erreurs de tri de la poubelle jaune)
    4. Les déchets de tout-venant déposés en déchetterie

    Cela représente, au niveau du département, environ 110 000 tonnes, en intégrant les déchets des activités économiques (déchets des entreprises).

    Actuellement ces déchets sont majoritairement traités hors du département de l’Aveyron (dans le Tarn et le Tarn et Garonne). Le site de Solozard, à Villefranche, fermera ses portes d’ici 2019.

    VRAI / FAUX ? Solena traitera des déchets médicaux ?

    FAUX : seuls les déchets non dangereux seront traités sur le site. Les déchets médicaux sont traités dans des filières spécifiques et spécialisées.

    VRAI / FAUX ? Solena traitera tous les déchets de la Région ?

    FAUX : Solena n’a ni vocation, ni volonté de traiter les déchets produits hors du territoire. Le périmètre géographique autorisé sera inscrit dans l’Arrêté Préfectoral.

    Quelles installations ?

    Solena comprendra :

    1. Une unité de tri pour séparer les déchets recyclables, les déchets organiques (tant qu’ils seront mélangés aux poubelles) et les déchets à potentiel énergétique
    2. Une unité de méthanisation pour traiter la matière organique et récupérer le biogaz naturellement produit par les déchets
    3. Une unité de bio-séchage
    4. Une unité de compostage pour les bio-déchets
    5. Une unité de production de CSR
    6. Des outils de production d’énergie à partir des CSR et / ou du biogaz
    7. Des installations de traitement et de suivi de la qualité des eaux
    8. Le convoyeur existant qui sera adapté
    9. Un site de stockage aménagé et sécurisé pour les déchets qui n’auront pas pu être valorisés.

    Des emplois ?

    Solena permettra de créer environ 40 emplois, dès ouverture du site, sur le Bassin.

    Quelles nuisances ?

    L’inquiétude principale et légitime lorsque l’on parle de déchets est l’émanation d’odeurs.

    Au niveau des outils de valorisation, l’ensemble des étapes de tri, méthanisation, séchage et production de CSR se fera en bâtiment fermé, avec des systèmes de filtration de l’air. Les déchets non valorisables, avant transfert vers l’installation de stockage, auront fait l’objet de plusieurs phases de traitement, évitant ainsi le risque d’odeur.

    Au niveau du site de traitement des refus (installation de stockage), les techniques d’exploitation permettront de  garantir la propreté du site.

    L’image de la décharge, pourtant encore trop présente dans les médias, correspond aux métiers d’hier. Séché Environnement a démontré dès les années 1990 que l’on peut travailler autrement, sans nuisances. Une partie des emplois sera dédiée à assurer cette maitrise de l’exploitation.

    VRAI / FAUX ? Les activités génèreront des envols de poussières ?

    FAUX : la plus grande partie des activités se fera au sein de l’Usine en milieu fermé et équipé de systèmes de traitement de l’air. Au niveau du stockage, les voies d’accès seront revêtues et nettoyées.

    VRAI / FAUX ? Les activités génèreront du bruit ?

    Les études de dimensionnement et de conception des installations intègreront, ainsi que le prévoit la réglementation, les aspects sonores. Elles permettront de définir les mesures de réduction à la source à mettre en place.

     

    Combien de camions ?

    Le transport des déchets sur le département de l’Aveyron est organisé autour de quais de transfert, qui permettent de regrouper les déchets collectés et limiter ainsi le nombre de camions vers les sites de traitement.

    Les apports sur le site Solena, et expéditions de matières vers les usines de recyclage ou installations d’utilisation du CSR, emprunteront les axes principaux. Ils sont estimés à 30 / 40 camions par jour.

    Par ailleurs une vigilance particulière sera portée sur la propreté et le bâchage des camions pour prévenir les envols lors des apports de déchets.

    Enfin, la localisation de Solena au cœur d’une zone industrielle, et son raccordement à la RD 840 permettra une accessibilité en toute sécurité jusqu’à l’Usine, sans impacter le flux actuel de véhicules (flux actuel camions sur la RD : env 900 camions / jour).

    Quels risques pour l’eau ?

    La dépollution du site Umicore a permis d’améliorer la qualité des eaux du secteur. Solena confortera ce bénéfice en apportant les mêmes garanties.

    L’ensemble des installations et bâtiments seront placés sur rétention, afin de collecter toutes les eaux pluviales qui seront analysées avant d’être restituées au milieu naturel.

    Le site de stockage sera aménagé et rendu étanche par rapport au milieu extérieur. Des réseaux de surveillance souterrains seront déployés pour contrôler et confirmer cette étanchéité.

    Les eaux entrant en contact avec les déchets seront collectées, traitées et analysées.

    Séché Environnement a développé des savoir-faire et techniques propres de haute technicité, et qui sont largement reconnues par la profession depuis de nombreuses années sur ces questions.

    Qui bénéficiera des énergies ?

    Solena permettra la production de deux ressources d’énergie : les CSR et le biogaz.

    Une partie des CSR produits pourrait être utilisée par Solena dans une unité de pyrogazéification.

    Ce procédé consiste à porter à très haute température les CSR pour les gazéifier et permettre ainsi la production d’un gaz appelé syngas.

    Ce syngas serait utilisé par Solena pour couvrir ses besoins énergétiques.

    Les CSR pourront aussi être utilisés par des entreprises, unités industrielles … en remplacement des énergies fossiles, ou encore pour des réseaux de chaleur.

    Les solutions d’utilisation locale seront privilégiées, certaines sont actuellement en cours d’étude.

    Le biogaz, issu principalement des unités de méthanisation, permettra de produire de l’électricité, ou du biométhane, énergies vertes, qui seront injectées dans les réseaux publics.

    Quels impacts pour la biodiversité ?

    Au titre des ICPE, une étude dédiée aux enjeux biodiversité est menée, afin de réaliser, en première étape un diagnostic sur la qualité et la diversité du milieu. Réalisée par des bureaux d’études spécialisés, cette étude a été engagée sur le site en 2016, afin de pouvoir disposer de données représentatives de l’ensemble des saisons.

    Cette étude réalisée, elle permettra, de définir les moyens et mesures d’aménagement à mettre en œuvre sur le site afin d’intégrer la biodiversité. Ces éléments sont intégrés au dossier ICPE (Installation Classée pour l’Environnement).

    Quelle procédure ?

    Solena entre dans le cadre réglementaire des ICPE (Installations Classées pour l’Environnement).

    Le site doit être autorisé par Arrêté préfectoral, après une procédure administrative qui durera environ 12 mois.

    De nombreuses études sont réalisées, qui seront portées à la connaissance de chacun dans le cadre de l’enquête publique. Au vu de ce calendrier administratif, Solena envisage une autorisation courant 2018.

    Qui contrôle ?

    L’ensemble des activités est placé sous le contrôle de la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement), qui a un pouvoir de police environnementale. Toutes les analyses de suivi de la qualité de l’eau, de l’air, réalisées par des laboratoires extérieurs indépendants, lui sont transmises.

    Que dit la réglementation ?

    La Loi de Transition Energétique pour une Croissance Verte, votée en août 2015, a rappelé les objectifs de valorisation des déchets, afin de créer une dynamique d’économie circulaire plus vertueuse dans l’utilisation des ressources et a identifié des axes prioritaires :

    • valoriser la matière
    • gérer de manière spécifique des bio-déchets qui devront être triés à la source,
    • produire plus d’énergies à partir des déchets non recyclables, notamment en fabriquant des Combustibles
    • en vue de réduire, a minima, de 50 % les déchets non valorisables qui seront traités en installation de stockage

    Solena s’inscrit totalement dans ces objectifs.

    Quelles autres solutions pour valoriser les déchets ?

    Les métiers du traitement des déchets connaissent régulièrement, et ce depuis plusieurs décennies, des avancées techniques, avec plus ou moins de réussite en termes d’optimisation de la valorisation ou encore de bilan énergétique.

    La réflexion que nous avons menée pour Solena a été construite autour de plusieurs éléments :

    • les performances et la fiabilité des procédés que nous avons choisis sont éprouvées
    • la souplesse des installations que nous proposons et qui permettra de s’adapter facilement aux évolutions des modes de collecte, et tout particulièrement pour les biodéchets
    • l’optimisation des outils de valorisation qui participent à l’économie des ressources
    • la « simplicité » apparente des solutions retenues, gage aussi de leur bon fonctionnement
    • la maitrise des coûts pour le traitement des déchets

    Il n’existe pas, à ce jour, de solution « miracle » pour valoriser 100 % des déchets, par contre il y a des comportements vertueux, et des solutions techniques qui seront d’autant plus performantes qu’un tri à la source de qualité sera réalisé par chacun.

    Solena : une solution vers le Zéro Déchets ?

    Il est souvent opposé à des unités de valorisation des déchets des solutions Zéro déchets.

    Solena propose un outil qui permettra d’arriver, avec la participation de tous (y compris les ménages), à près de Zéro déchet non valorisé.

    C’est d’ailleurs dans cette dynamique que se sont engagés les territoires souvent montrés en exemple pour leur gestion vertueuse des déchets : le tri à la source y est beaucoup plus développé que ce que nous pratiquons actuellement sur le territoire, c’est d’ailleurs aussi l’un des objectifs de la LTECV, qui prévoit le déploiement de la collecte séparative des biodéchets.

    Mais pour atteindre ces objectifs, de nouvelles filières de traitement, et tout particulièrement pour les déchets organiques et combustibles non recyclables doivent être développées.

    Solena propose cette solution technique adaptée pour valoriser plus de déchets :

    • les matières recyclables (qui doivent cependant, et en priorité, être orientées dans le bac à tri lorsque ce sont des emballages)
    • la matière organique, qui, bien triée à la source, pourra faire l’objet d’une double valorisation : énergétique dans l’unité de méthanisation puis agronomique après une étape de compostage
    • les matières non recyclables mais à haut potentiel énergétique

    Seuls les déchets résiduels seront orientés en stockage.

    Solena = TMB (Traitement Mécano-Biologique) ?

    Question posée via notre boite mail contact@solena-environnement.com

    « Dans votre  FAQ concernant la règlementation vous avez omis de signaler ce que dit la loi du 17 aout 2015 :
    4°  . La généralisation du tri à la source des biodéchets, en orientant ces déchets vers des filières de valorisation matière de qualité, rend non pertinente la création de nouvelles installations de tri mécano-biologique d’ordures ménagères résiduelles n’ayant pas fait l’objet d’un tri à la source des biodéchets, qui doit donc être évitée et ne fait, en conséquence, plus l’objet d’aides des pouvoirs publics.
    Celà ne figure pas non plus dans votre magnifique prospectus »

     La question, effectivement pertinente, appelle de notre part la réponse suivante :

     

    Les installations de traitement mécano-biologiques sont des outils de traitement dont l’objectif est de traiter la matière organique contenue dans les OMR (poubelles grises) :

    • en l’extrayant du contenu des ordures ménagères (traitement mécanique)
    • puis en fabriquant du compost en vue d’une valorisation agronomique (traitement biologique)

    Ces procédés ont toutefois rapidement montré leurs limites techniques, sur l’aspect production de compost répondant aux exigences réglementaires.

    Le Ministère a d’ailleurs rappelé, dans la LTECV, que ce type de procédé ne devait pas être  soutenu.

    Ce que propose Solena peut paraitre s’en rapprocher dans une première phase, puisque dans un premier temps, la matière organique sera extraite du contenu des ordures ménagères : la FFOM, pour être traitée ensuite en unité de méthanisation afin de valoriser son potentiel de production de biogaz.

    Cependant dans cette hypothèse les digestats, ou résidus de traitement seront considérés comme du déchet non valorisable, et donc traités sur le site de stockage.

    C’est une différence majeure entre ce que propose Solena et une installation de TMB.

    Dans une seconde phase, à partir du déploiement de la collecte séparative des biodéchets dans les entreprises et / ou ménages, comme le prévoit la loi LTECV, la matière organique sera alors méthanisée séparément puis compostée. La technologie de méthanisation retenue par SOLENA permet justement cette adaptation.

    C’est la condition sine qua non pour garantir un compost de qualité, pouvant faire l’objet d’une valorisation agronomique.

    Les installations de Solena sont d’ailleurs, d’une manière générale, dimensionnées et prévues pour s’adapter facilement aux évolutions des modes de collecte à venir sur le territoire. C’est aussi l’un des atouts du projet.